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LA MORT D'UNE FAUVETTE

par
Anna Livebardon
Tiré de son livre De Toute Les Nuits
© 1987 Anna Livebardon

 


Quand le soleil d'hiver
A fait briller la neige,
Recouvrant le banc vert,
Des oiseaux en cortège,

Timidement volaient,
En recherchant la trace,
Dans les bosquets voilés,
Par le gel et la glace,

De celle qui chantait,
La fauvette, une amie
Qui maintenant se tait.
Elle s'est endormie

Sans revoir le soleil,
Qui l'aurait caressée.
Dans son dernier sommeil,
Le vent seul l'a bercée.

Et les oiseaux surpris,
Voulant lui rendre hommage,
Ont mélangé leurs cris
Dans un envol sauvage.

Qui portera son deuil?
Les moineaux, les mésanges,
Le merle et le bouvreuil
Et dans le ciel, les anges.

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