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LA GREZETTE

par
Anna Livebardon
Tiré de son livre De Tous Les Jours
© 1980 Anna Livebardon

 


« A Alain D. Perrin ».

Deux provinces, chacun le sait,
Deux provinces, si tant aimées,
Etaient soeurs, unies en beauté,
A la GREZETTE, le château.
Quercy, noble, des damoiseaux,
Rude Auvergne, qui a prêté,
Au Général, qu'on oubliait,
Le nom d'AMBERT, de la cité,
Où l'on pouvait voir, en été,
De belles truites mordorées,
Dans la Dore, où se mirait
Le soleil brûlant de juillet.
Ce château du Lot, sur qui veille
Celui de MERCUES, imposant,
Est découpé, comme dentelle.
Un cèdre, feuillage vibrant,
Le protège, comme un enfant.
La tour, très fière, se dressant
Dans le ciel, sans crainte du vent,
Est hexagonale, pourtant,
Ce castel, qui se veut champêtre,
Est plus beau, en vérité.
Modeste, même un peu secret,
Il est conçu pour le bien être.
Et c'est, bien sûr, parce qu'il le sait,
Que, lorsque vous y pénétrez,
Angelots, feuilles d'acanthe,
Et sculptures Renaissance,
Vous accueillent, dans leur passé.
La salle d'honneur, immense,
Est ornée d'une cheminée,
Cheminée de pierre blanche,
Oui vous dévoile son secret :
Dame d'Honneur, qui se penche,
Vous montrant ses deux écuyers.
L'escalier, à vis, est très beau,
Les fenêtres sont à meneaux.
Feuilles de chênes, écotées,
Vous rappellent le fier pays,
Des chênes truffiers du Quercy,
Des grandes vignes, des noyers.
Il ne manque rien, vous verrez,
Le doux ruisseau qui serpente
Rompt le silence, il chante.
Et maintenant, qu'elle a trouvé,
La Grézette, où a vecu,
Un héros, parfois méconnu,
Une famille, pour l'aimer,
Faire un feu, dans sa cheminée,
Que des enfants, courront, joyeux,
Dans la garenne, la prairie,
Ella rayonne, c'est heureux.
S'il pouvait, un beau jour, parler,
Ce château divin, il dirait,
A ceux qui restent ses amis,
Ce qu'ils ont souvent espéré :
Soyez contents, vous le souhaitiez,
Le Général de SAINT-CERE
Et la Grézette sont unis.
On ne oubliera jamais.

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